•                                            "Puisque tu pars" -  J.J. Goldman

                                   

     

    Puisque l'ombre gagne
    Puisqu'il n'est pas de montagne
    Au-delà des vents plus haute que les marches de l'oubli
    Puisqu'il faut apprendre
    À défaut de le comprendre
    À rêver nos désirs et vivre des "Ainsi-soit-il"
    Et puisque tu penses
    Comme une intime évidence
    Que parfois même tout donner n'est pas forcément suffire
    Puisque c'est ailleurs
    Qu'ira mieux battre ton cœur
    Et puisque nous t'aimons trop pour te retenir
    Puisque tu pars


    Que les vents te mènent où d'autres âmes plus belles
    Sauront t'aimer mieux que nous
    Puisque l'on ne peut t'aimer plus
    Que la vie t'apprenne
    Mais que tu restes le même
    Si tu te trahissais, nous t'aurions tout à fait perdu
    Garde cette chance
    Que nous t'envions en silence
    Cette force de penser que le plus beau reste à venir
    Et loin de nos villes
    Comme octobre l'est d'avril
    Sache qu'ici reste de toi comme une empreinte
    Indélébile

     

    Sans drame, sans larme
    Pauvres et dérisoires armes
    Parce qu'il est des douleurs qui ne pleurent qu'à l'intérieur
    Puisque ta maison
    Aujourd'hui c'est l'horizon
    Dans ton exil, essaie d'apprendre à revenir
    Mais pas trop tard
    Dans ton histoire
    Garde en mémoire
    Notre au revoir
    Puisque tu pars


    Dans ton histoire
    Garde en mémoire
    Notre au revoir
    Puisque tu pars
    J'aurai pu fermer, oublier toutes ces portes
    Tout quitter sur un simple geste, mais tu ne l'as pas fait
    J'aurai pu donner tant d'amour et tant de force
    Mais tout ce que je pouvais ça n'était pas encore assez
    Pas assez, pas assez, pas assez
    Dans ton histoire
    Garde en mémoire
    Notre au revoir
    Puisque tu pars

     

    Paroliers : Eliot Kennedy / Jean-Jacques Goldman / Bryan Adams

     

     


  •                                         "Pour le plaisir de partir" - Joe Dassin

                        

     

    Toujours le même ciel idiot
    À travers les mêmes carreaux
    "Faut respirer un air nouveau"
    Disait souvent la fille
    Ça faisait longtemps qu'elle en rêvait
    Longtemps que son sac était prêt
    Elle avait envie de grandir
    Elle avait besoin de partir.

    Comme d'autres se déguisent
    Elle voulait voir si Venise
    Ressemblait à ses chansons
    Si l'on pleurait sous ses ponts
    Voulait voir le temps des cerises
    Qu'on a jamais pu cueillir
    Et partir pour le plaisir de partir.

    Un jour elle a tout bazardé
    Sa moto, ses robes et ses clés
    Ses volets sont restes fermés
    Sur une chambre vide
    Et on a parlé dans le pays
    D'un garçon qu'elle aurait suivi
    Personne ici ne voulait croire
    Simplement qu'elle en avait marre.

    Comme d'autres se déguisent
    Elle voulait voir si Venise
    Ressemblait à ses chansons
    Si l'on pleurait sous ses ponts
    Voulait voir le temps des cerises
    Qu'on a jamais pu cueillir
    Et partir pour le plaisir de partir.

    Y'a pas de carte pour trouver
    Les chemins de la liberté
    Va savoir où elle est tombée
    Dans quelle ville absurde?
    Sous les cris de quelle révolution?
    Dans quelle guerre de religion?
    Ou dans une île d'Océanie 
    Dernier rempart du paradis ?

    Comme d'autres se déguisent
    Elle voulait voir si Venise
    Ressemblait à ses chansons
    Si l'on pleurait sous ses ponts
    Voulait voir le temps des cerises
    Qu'on a jamais pu cueillir
    Et partir pour le plaisir de partir.

     

    Compositeurs : Didier Barbelivien, Joe Dassin
    Chanteur : Joe Dassin
    Auteurs : Claude Lemesle, Pierre Delanoe