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                "Quelque chose de Tennessee" est une chanson écrite par Michel Berger pour Johnny Hallyday.

                                        


                   Elle rend hommage au dramaturge américain Tennessee Williams, auteur, entre autres,

                                                                       de "Un tramway nommé Désir".

     

                                           

                            

    À vous autres, hommes faibles et merveilleux
    Qui mettez tant de grâce à vous retirer du jeu
    Il faut qu'une main posée sur votre épaule
    Vous pousse vers la vie
    Cette main tendre et légère

    On a tous quelque chose en nous de Tennessee
    Cette volonté de prolonger la nuit
    Ce désir fou de vivre une autre vie
    Ce rêve en nous avec ses mots à lui

    Quelque chose de Tennessee
    Cette force qui nous pousse vers l'infini
    Y a peu d'amour avec tellement d'envie
    Si peu d'amour avec tellement de bruit
    Quelque chose en nous de Tennessee

    Ainsi vivait Tennessee
    Le cœur en fièvre et le corps démoli
    Avec cette formidable envie de vie
    Ce rêve en nous c'était son cri à lui
    Quelque chose de Tennessee

    Comme une étoile qui s'éteint dans la nuit
    À l'heure où d'autres s'aiment à la folie
    Sans un éclat de voix et sans un bruit
    Sans un seul amour, sans un seul ami
    Ainsi disparut Tennessee

    À certaines heures de la nuit
    Quand le cœur de la ville s'est endormi
    Il flotte un sentiment comme une envie
    Oh, ce rêve en nous, avec ses mots à lui
    Quelque chose de Tennessee ...

     

       


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                                            "Le paradis blanc" - Michel Berger

     

                           

     

    Il y a tant de vagues et de fumée
    Qu'on arrive plus à distinguer
    Le blanc du noir
    Et l'énergie du désespoir
    Le téléphone pourra sonner
    Il n'y aura plus d'abonné
    Et plus d'idée
    Que le silence pour respirer
    Recommencer là où le monde a commencé

    Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
    Où les nuits sont si longues qu'on en oublie le temps
    Tout seul avec le vent
    Comme dans mes rêves d'enfant
    Je m'en irai courir dans le paradis blanc
    Loin des regards de haine
    Et des combats de sang
    Retrouver les baleines
    Parler aux poissons d'argent
    Comme, comme, comme avant

    Y a tant de vagues, et tant d'idées
    Qu'on arrive plus à décider
    Le faux du vrai
    Et qui aimer ou condamner
    Le jour où j'aurai tout donné
    Que mes claviers seront usés
    D'avoir osé
    Toujours vouloir tout essayer
    Et recommencer là où le monde a commencé

    Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
    Où les manchots s'amusent dès le soleil levant
    Et jouent en nous montrant
    Ce que c'est d'être vivant
    Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
    Où l'air reste si pur
    Qu'on se baigne dedans
    A jouer avec le vent
    Comme dans mes rêves d'enfant
    Comme, comme, comme avant
    Parler aux poissons d'argent
    Et jouer avec le vent
    Comme dans mes rêves d'enfant
    Comme avant.